Publié le 11 novembre 2014 par Mosaik

Quatre hommes. Quatre destins qui auraient pu se croiser. Tous de nationalité différente, chacun a servi avec ardeur dans une arme distincte durant la première guerre mondiale. Leur point commun : ils ont eu à cœur de garder une trace de cette période tourmentée. Carnets de bord, écrits divers, correspondance, aquarelles, photos, un trésor d’archives personnelles qui nourrissent le récit intime qu’ont fait ces hommes de leur guerre. Entrelacés d’archives filmées, les portraits à l’esthétique soignée d’un baron anglais, d’un polytechnicien français spécialiste des mines, d’un aviateur allemand et d’un médecin du corps expéditionnaire russe emportés dans le même chaos, offrent une vision intime originale de la Grande Guerre.  Ce film est signé Philippe Claude et Annette Gourdon.

Au cours de l’été 1914, officiers, fantassins, artilleurs montent au front le coeur serein. Le Parisien Louis Blanc, un polytechnicien de 30 ans, participe aux premiers ­assauts lorrains. A cette même date, le capitaine de la Royal Horse Artillery, Hugh Richard Scarlett, défend Mons, en Wallonie. Encore éloigné des combats, en 1914, Ivan Jijev, étudiant en médecine à la mine joufflue, a vu partir les troupes du tsar, depuis Vologda. Deux ans plus tard, devenu officier de santé, il accueille les blessés de la bataille de la Somme, près de Reims. En cette même année 1916, le bachelier allemand Werner Dittmann débute sa formation d’aviateur à Cologne.

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